Venue de Mme Bachelot, ministre de l'écologie et du développement durable. Mme Bachelot va inaugurer le centre de tri des déchets ménagers situé sur le site de l'incinérateur. * Monsieur le sous-Préfet demande aux associations si elles ont des questions à poser à Madame le ministre. Il nous fait comprendre que les questions doivent être préparées à l'avance, et qu'il ne sera pas possible d'interpeller la ministre sur un sujet non prévu. * Monsieur le directeur du SMVO dit qu'il n'est pas prévu de conférence de presse. En résumé : on ne sait pas comment la visite va se dérouler. * F. Schwindenhammer (FS) précise la position décidée lors de la dernière réunion de l'association : nous signerons notre présence de deux façons :
Le Président sera dans la délégation officielle en qualité d'invité. Nous sommes favorables au tri et au recyclage des déchets, et nous nous félicitons des avancées dans ce domaine, même si elles nous semblent insuffisantes. Lorsque je signale au Préfet mon intention de remettre une lettre à la ministre, le sous Préfet me dit qu'au cas où je ne parviendrais pas à la lui remettre, il s'en chargerait lui-même.
Des membres de l'association manifesteront pacifiquement, sans entraver le déroulement de l'inauguration, aux abords du site, pour réaffirmer notre opposition à l'incinération.
Société Sita (représentée par Vincent Laberre) présente le fonctionnement du centre de tri. Il va traiter 18.000 tonnes par an (pour une capacité maximale de 20.000 tonnes).
Circulation
Le Président du ROSO, Monsieur Braudeau demande combien de camions vont circuler pour transporter les déchets. Il y en aura entre 2500 et 3000 par ans (chiffres à confirmer).
Le représentant de la mairie de Villers Saint Paul pose le problème de la nouvelle liaison routière qui n'est pas achevée alors que le centre de tri est en fonctionnement.
Le directeur de SMVO, Monsieur Choquer (GC), assure que la voie routière et la voie ferrée seront en service pour l'ouverture de l'incinérateur, et qu'il y une possibilité d'accès par le chemin de chantier.
Ventilation du centre de tri : M. Braudeau (RD) demande s'il y aura des odeurs. En particulier, il s'interroge sur la raison de la présence de 4 gros ventilateurs dans le centre de tri. La raison technique ne peut lui être donnée par les représentants du SMVO. FS : ces ventilateurs ont probablement été installés en raison de la pollution du terrain sur lequel est construit le centre. Dans l'étude d'impact figurant dans la demande de déclaration d'utilité publique (DUP), il est précisé qu'il y a des risques toxiques voire explosifs en raison de la pollution du sous-sol (migration de polluants depuis le crassier). Le document signalait la nécessité disposer d'une ventilation adaptée à cette pollution.
Origine des déchets traités. Tout le monde semble d'accord sur le fait qu'aucun déchet de l'ouest du département, ni d'ailleurs, ne sera traité à Villers saint Paul, même si Monsieur Vasselle, Président du SIMOVE (qui traite les déchets de l'ouest de l'Oise), souhaite le contraire.
Bassin de crue : ils seront opérationnels à l'automne Amiante : des prélèvements ont été réalisés à la demande du SMVO, car le Préfet a imposé ces mesures suite à une information d'Alerte aux déchets. Les résultats ne sont pas encore connus.
Liaison ferroviaire : Alerte aux déchets a écrit au Président du SMVO, avec copie au sous Préfet pour demander des preuves de la construction de la liaison ferroviaire dans un futur proche. Dans le cas contraire, les déchets seraient acheminés par camion. Monsieur le sous Préfet (SP) précise que si les élus se rendent compte que le fret est trop cher, il comprendrait que les déchets soient acheminés par camion. GS précise que nous sommes arrivés à un point de non-retour, c'est à dire que le projet va voir le jour et qu'un contrat à été signé avec la SNCF pour une durée de12 ans à compter du démarrage du transport. Monsieur le vice-Président du SMVO (Blanchard - PB) affirme qu'il se battra pour que le fret ne soit pas abandonné au profit de la route. Les investissements réalisés à ce jour sont trop importants pour que le fret soit abandonné.
Vente de la vapeur : GC : un contrat de 15 ans est prévu avec ATOFINA, pour une quantité de 100.000 tonnes par ans (contre 120.000 prévue au dossier DUP). Un contrat définitif sera signé quelques mois avant la livraison. L'incinérateur produira davantage de vapeur, mais il n'y a pas d'autre clients à ce jour. En particulier, le réseau de chaleur urbaine de Creil est trop éloigné et les infrastructures seraient trop chères. Dossier à suivre en fonction de l'évolution du cours des produits pétroliers.
Mesures de surveillance dans l'environnement. Un Etat de la pollution doit être fait régulièrement, en commençant avant le démarrage de l'incinérateur. Mesure de la qualité de l'air : en continu à rieux (NOX, SO2 et poussière). Un capteur sera placé à proximité des habitations. 5 points sont prévus pour mesurer l'accumulation des polluants dans le sol. Pierre Bouillon (PB) demande s'il est prévu de mesurer la concentration des polluants dans les jardins ouvriers au pied de l'incinérateur. En réponse, ce site sera ajouté à ceux existants. Le lait des vaches les plus proches sera analysé. FS : Les mesures de surveillance des effets dans l'environnement sont insuffisantes. Ce qui importe c'est les effets sur l'homme. Depuis des décennies, la population du bassin creillois est exposée aux pollutions industrielles. Par exemple, l'incinérateur de Nogent sur Oise était l'un des plus polluant de France. Cet état de fait justifierait une étude épidémiologique descriptive transversale répétée permettant dans un premier temps de décrire une situation sanitaire et ensuite de surveiller les phénomènes dynamiques de santé. Cette étude serait un moyen de rassurer la population. En effet, on peut imaginer, qu'avec les progrès des industriels en matière de protection de l'environnement, cette étude montrerait que la population se porte de mieux en mieux. Je pense à la fermeture de l'usine vieille montagne, la baisse de la quantité de plomb dans les carburants, la fermeture de l'ancien incinérateur. Je pense aussi au projet de Villers saint Paul, puisque, il est indiqué dans l'étude d'impact page 72, que « le CTP contribue à la protection de l'environnement ». Dans ce cas, la santé des habitants du bassin creillois devrait s'améliorer. Cette étude est intéressante à faire pour l'avenir. Elle permettra de constater dans 5 ou dix ans si l'état sanitaire général de la population dans le bassin creillois s'améliore ou si elle se détériore. PB : Le Préfet de Savoie a ordonné une telle enquête suite au scandale de la pollution de l'incinérateur de Gilly sur Isère. A Nogent, l'incinérateur était l'un des plus polluants de France. SP : Cela ne concerne pas le projet de Villers saint Paul et le SMVO. Il est difficile d'attribuer la cause d'une pathologie à telle ou telle pollution. BP : je m'adresse au sous Préfet. SP : les médecins connaissent la situation sanitaire dans le bassin creillois. BP : ce sont des données empiriques. Une enquête épidémiologique est plus rigoureuse. SP, en allumant sa 372ème cigarette en deux heures (je ne suis pas sûr du nombre, j'ai arrêté de compter après 20 minutes) : le préfet de Savoie à fait un choix. Mon choix est différent. Je n'ai pas d'argent pour cette enquête.
Dioxines : GC : les foyers domestiques (chauffage au bois, barbecue), produisent davantage de dioxines que les incinérateurs. FS : il y des dizaines de dioxines différentes. Les plus dangereuses sont celles produites par la combustion des plastiques.
Frédéric Schwindenhammer
